Je prie, pourtant je ne ressens rien...

Written on 13 novembre 2025
Halima De Fitratellah


Guérir ses blessures pour retrouver la douceur de la foi : comprendre le traumatisme spirituel

Dans la vie d’un croyant, il arrive un moment oĂč la foi semble s’assombrir.
La priĂšre devient lourde, le cƓur se ferme, les invocations paraissent sans Ă©cho.
Et pourtant, ce n’est pas la foi qui s’éteint

C’est l’ñme qui saigne encore de blessures non guĂ©ries.


 Le traumatisme spirituel : quand le cƓur commence Ă  perdre son lien vertical

Le traumatisme spirituel naßt souvent de traumatismes psychiques ou émotionnels non guéris.
Un choc, une injustice, un abandon, une trahison
 la douleur n’a pas Ă©tĂ© reconnue ni apaisĂ©e.
Elle s’inscrit alors dans le corps, dans la mĂ©moire Ă©motionnelle, dans le systĂšme nerveux.

Progressivement, cette douleur s’interpose entre la personne et sa foi :

  • la peur de souffrir devient une peur du decret d'Allah (carence tawhidienne),

  • la culpabilitĂ© remplace une perception juste de la misĂ©ricorde d'Allah,

  • le doute efface la confiance,

  • et la foi devient une lutte intĂ©rieure plutĂŽt qu’une source de paix.

C’est ainsi qu’un trauma psychologique devient un trauma spirituel.


Ce qui se passe dans le cerveau

Le cerveau du croyant blessé fonctionne en mode survie :

  • l’amygdale reste hyperactive, en alerte permanente ;

  • l’hippocampe, qui donne du sens et range les souvenirs, devient confus ;

  • le cortex prĂ©frontal, siĂšge de la raison, de la foi consciente et du discernement, se met en veille.

RĂ©sultat : le croyant n’interprĂšte plus les Ă©preuves comme des signes (ayat), mais comme des menaces.
La douleur émotionnelle devient spirituellement désorientante.


La foi n’efface pas les blessures, elle les rĂ©vĂšle pour qu’elles soient guĂ©ries

Beaucoup pensent qu’avoir la foi nous pare de la souffrance, alors que cette mĂȘme foi est sinusoĂŻdale.
En rĂ©alitĂ©, Allah ne demande pas qu’on nie la douleur, Il demande qu’on lui confie nos blessures.
Les traumatismes sont des invitations divines Ă  revenir Ă  soi pour revenir Ă  Lui.

« Avec la difficulté est certes une facilité. » (Sourate 94, v.5)

Chaque difficulté porte un message, un apprentissage, une lumiÚre cachée.
Mais pour la percevoir, il faut d’abord calmer le corps, apaiser les Ă©motions, rééduquer le cƓur Ă  la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure.
Ce travail est thĂ©rapeutique, mais il est surtout spirituel.


 La guĂ©rison : un retour vers la sakĂźna

Soigner ses blessures, ce n’est pas ĂȘtre faible.
C’est rendre justice Ă  cette amana (dĂ©pĂŽt sacrĂ©) que reprĂ©sente notre corps, notre cƓur et notre foi.
C’est rĂ©tablir la circulation entre le psychique, l’émotionnel et le spirituel.

Lorsque l’on guĂ©rit, la sakĂźna — cette paix intĂ©rieure â€” revient doucement.
Le croyant retrouve la douceur de la priĂšre, la confiance dans les dĂ©crets d’Allah et le goĂ»t de vivre alignĂ© Ă  sa fitra.


 En conclusion

GuĂ©rir ses blessures, c’est faire le premier pas vers une foi consciente, stable et apaisĂ©e.
Car un cƓur traumatisĂ© ne peut goĂ»ter pleinement Ă  la lumiĂšre du dhikr, tant qu’il reste prisonnier de sa douleur.

Si tu ressens que ta foi a perdu sa saveur,
si ton cƓur aspire à la paix,
sache que tu n’es pas seul(e).

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entre psychothĂ©rapie, accompagnement spirituel et reconnexion Ă  toi-mĂȘme.

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